Salon du livre et autres carences en perspective

Muzdalifa House

Tribune du poète cardiologue Anssoufouddine Mohamed, autour du salon du livre organisé en mars prochain, à l’initiative des autorités culturelles françaises. Salon, aujourd’hui revendiqué par des acteurs locaux (à l’exception d’un ou deux), qui n’ont quasi jamais œuvré en faveur du livre dans le pays.

Qu’il ne soit pas question de polémique ici, ni d’inimitié gratuite ou, pire encore, de positionnement clanique. Les questions interrogeant notre présence au monde sous ce ciel comorien, souvent, sont réduites à d’aussi sombres schémas.

Prendre parole en ces temps d’imposture nous paraît juste et nécessaire. Le salon du livre à l’affiche au mois de mars vient s’en prendre à l’estime que nous avions de nous-mêmes, remettre en question nos désirs profonds de liberté intellectuelle, nier jusqu’à nos capacités d’action en matière d’action culturelle. C’est la mort dans l’âme que nous déplorons l’émergence d’un tel projet sous la forme d’un pur simulacre.

En théorie, on…

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