ABDALLAH SAID MOHAMED

Présentation:

Monsieur Abdallah Saïd Mohamed est né le 7 Avril 1965 à Antananarivo Madagascar d’un père comorien   et d’une mère malgache.

Enseignant de français depuis 1967 dans différents école et professeur d‘application au Collège pilote de la Coulée de lave, il a jusqu’à une date ressente enseigné au Groupe  Scolaire  Foundi Abdoulhamid.

Notre poète est titulaire d’un diplôme de lettres, obtenu à l’Université de St-Denis à l’Île de La Réunion depuis 1992.

Amoureux des lettres, des acrobaties verbales de l’écriture et surtout de la poésie, Abdallah Saïd Mohamed est un défense de la langue. Il est l’auteur d’un recueil de poèmes encore inédit dont est extrait les poèmes retenus pour l’anthologie de la poésie comorienne d’expression française ‘’ Florilège de la poésie des Îles de la lune ‘’ à paraître aux éditions  Cœlacanthe.

HYMNE A NOTRE LANGUE

 France, grand soleil des pays que tu éclaires !

Je t’aime à travers ta langue belle et si claire.

Mère ancêtre généreuse ! Tu es l’apôtre,

De ta  langue  sublime devenue la nôtre.

Nous, francophones, vouons hommage à Richelieu,

Qui, par l’Académie française donna lieu,

A éterniser le français dans la mémoire,

De tous ceux qui ne la laisseront jamais choir.

La francophonie salue l’honneur de Reclus,

Qui la conçut pour unir les pays réélus

Aux mœurs différentes nourries d’un sein commun,

Faisant aux francophones se donner la main.

C’est bien cette langue si riche et si dense,

Qui, seule, fait de moi, poète et que je pense,

Tous les mots de colère et de joie que je scande,

Je les demande à cette langue tant friande.

Langue de Molière, tu es inépuisable ;

Assoiffé de tes mots, je suis insatiable.

Pris, je me délecte de tes raffinements.

Inondé,  je baigne dans ton enchantement.

J’ai goûté Baudelaire  et dégusté  Racine ;

J’ai poussé de ces ailes  mais qui m’enracinent,

Dans ce terreau très épais, fécond et fertile,

Que ne peut sonder aucun poète subtil.

La perspicacité poético romanesque,

En ta riche rhétorique chevaleresque,

La magie de tes tournures métaphoriques

S’humilie pâmé dans un état euphorique.

Langue des arts et des lettres, brille fort encore !

Avec tes mots souples, je clamerais en cor,

Toujours partout sur la terre, jusqu’ en son ventre,

Ta gloire et ta beauté dont je serai le chantre

 

 MÉTISSE ! 

Tu es riche de ta  féconde semence,

A cause de ta forte nature hybride.

Tu tiens  de l’un et de l’autre ; ce qui te bride,

Te fait condamner par un éloquent silence.

Apporte à l’humanité ta fécondité,

Mulâtre, quarteron ou Eurasien, ta face,

La fleur fertile de la rencontre des races,

Resplendit muette de sa très crue vérité.

En toi, les peuples divers se donnent la main,

Les regards se croisent, signe espoir de demain,

Tu sauves la terre de la haine raciste.

Hommes, mes frères ! Notre pays est la terre !

Pourquoi alors nous éliminer dans les guerres,

Blancs, Africains, Indonésiens et Arabes ?

                                                                                              13 Avril 2000

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