Entre ‘’ Ombre et lumières ‘’

Le Photographe Mahamoud Kalkamou.jpg

Le Photographe Ali AhmedMahamoud  en Face.

Le hall de l’Alliance française de Moroni, accueille tout au long de ce mois, l’exposition photographique   ‘’ Ombre et lumières  ‘’ de Ali Ahmed Mahamoud  et signé du pseudonyme de Kalkamou. Composé d’une trentaine de tableau, cette exposition haut en couleurs, donne tout son sens au rôle joué par la danse chorégraphique et son expression sociale au travers du mouvement dégagé par les danseurs, pour plaider une cause, ici à titre d’exemple celle des porteurs d’eau. Le photographe porte son regard sur le mouvement revendicatif que la danse chorégraphique peut dégager du corps.   

                                              

Né à Moroni, Ali Ahmed Mahamoud  est un amoureux de l’image à laquelle il a toujours porté un intérêt particulier. C’est ainsi que depuis le début de ce mois, sa nouvelle exposition, ‘’ Ombre et lumières  ‘’  est mise à l’honneur à l’Alliance Française  à un moment où se tenait le festival des danses chorégraphiques comoriennes, en effet cette exposition,  n’est autre qu’un ensemble de photos prises au cours de deux spectacles dont ‘’Dur d’y croire’’ chorégraphié par Washko de la compagnie Unison ; et ‘’Kreuz’’ chorégraphié et interprété  par Seush de la compagnie Tcheza, produite à l’Alliance Française de Moroni.

A première vue le visiteur non averti, a l’impression de regarder un reportage sur des danses chorégraphiques, mais en approfondissant l’attention sur l’expression qui se dégage  du cadre  et en évoluant dans l’intrigue qui compose les différentes poses photographiques, il se dégage une émotion (émanant du mouvement et de la couleur) qui happe le visiteur. Comme dirait Jean-Claude Lemagny en regardant cette exposition ; « Elle télescope ces deux nécessités première mais contraires : d’une part la photographie ne se fait que par la lumière immatérielle, d’autre part aucun art ne se constitue en dehors de son incarnation en une matière ».

Du son au sens du mouvement

En effet, l’environnement pictural fait d’une couleur vive, donne un éventail de danses puisant dans la recherche de l’essence même, de la danse traditionnelle comorienne, dans ce qu’elle a de spirituel pour le moderniser au travers de la chorégraphie. Il suffit d’un peu d’attention pour découvrir que ce n’est pas le mouvement du danseur en soi qui semble porter l’intérêt du jeune photographe, mais les motifs traduits par les mouvements de ces danseurs dans leur envol porté par le son de leurs expressions corporelles.

C’est ici qu’apparait le goût artistique de génie Kalkamou, qui prend le soin de mettre en valeur d’une manière évidente, les séquences mouvementées de ces danseurs portés par la chorégraphie, mais façonné par une jeunesse qui fait en sorte que l’œuvre épouse cette identité comorienne, à laquelle, elle ne cesse d’interroger les signes et les rituels qui nourrissent leur vie quotidienne. Ainsi dans sa recherche artistique contemporaine, Ali Ahmed Mahamoud s’attache à saisir ‘’ la tragédie de l’eau’’ que vie la population comorienne et qui surgie dans les portraits photos de cette  exposition chorégraphique.  Ainsi l’œuvre produit par Seaview Photos, capte des scènes idylliques que  reflète le folklore comorien dans son aspect esthétique de cette danse chorégraphique, d’une rare beauté. Avec pour démarche  d’apporter un regard neuf sur la place que doit occuper la photographie comorienne dans ce paysage particulier dont le paradoxe porterait sur l’aspect traditionnel de la danse dans cet environnement progressiste.

En quittant l’exposition, j’ai eu l’impression que le photographe est un rêveur, dont la sensibilité cherche à nourrir la réflexion sur la complémentarité entre la danse traditionnelle comorienne  et son apport dans la danse contemporaine, au moment où justement le festival international de danses contemporaine  vient  de poser ses jalons sur les îles de la lune.

C’est à se demander si Ali Ahmed Mahamoud a lu Martin Heidegger qui parlant de la photographie nous affirme  que « l’œuvre d’art fait venir à soi la pesanteur de la pierre, la fermeté et la flexibilité du bois, la dureté et l’éclat du métal, la lumière et l’obscur de la couleur, le timbre du son et le pouvoir nominatif de la parole ».

Titulaire d’une maitrise  de communication de la Sorbonne – nouvelle,

#Ali Ahmed Mahamoud a fondé la première agence de communication en 2005 (Seaview Worldcom).     Son travail l’a ramené à sa passion qui est la photo suite aux exigences de son poste  en tant que Volontaire des Nations Unies.

Sa première exposition a eu lieu à la Galerie Cad’Art sur le patrimoine architectural des Comores, plus particulièrement sur la Medina de Moroni en noir et blanc, avant de prendre part aux deux éditions  du Festival des Arts Contemporains des Comores sur le thème de la connaissance de soi pour la première édition et sur la mode.

# MAB Elhad

                                                                                         http://www.mabelhad.iggybook.com

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